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FORCE-OUVRIERE
Pôle
Emploi
POITOU CHARENTES
UD 79
Le 29 janvier ne peut rester sans lendemain,
préparons la mobilisation tous ensemble !
Comme c’était prévisible, le Président de la République a justifié sa politique, l’application de ses contre-réformes qui alimentent la crise et appauvrissent une majorité de salariés, retraités et privés d’emplois. Il a annoncé la suppression de la taxe professionnelle, ce qui va mettre les collectivités locales et territoriales en difficultés.
Il a conforté sa politique au service des banquiers, des patrons et des actionnaires. Il a essayé d’enfumer l’opinion publique en annonçant un « calendrier social » destiné à tenter de stopper les actions revendicatives en cours et à diviser l’opinion publique.
Le plan gouvernemental et patronal accentue et nourrit la crise. La consommation des ménages continue sa chute, la crise des débouchés des entreprises ne ralentit pas, provoquant du chômage total ou partiel.
Nous exigeons un plan de relance salariale : gagnons le !
Depuis 1983, une politique de pression sur les salaires et les pensions a été mise en place au bénéfice des profits, des dividendes. Cette politique s’est accompagnée d’une déréglementation généralisée et d’une multiplication des privatisations, restreignant les services publics et provoquant la suppression de centaines de milliers d’emplois publics.
La précarité a explosé, comme le travail à temps partiel imposé. En 25 ans, cette politique capitaliste dite « libérale » ne s’est jamais démentie, attirant toujours plus de capitaux dans la bulle spéculative qui vient d’éclater, au détriment des investissements dans la production. La part des salaires dans la valeur ajoutée a reculé au bénéfice des profits.
Cette crise n’est pas celle des salariés, retraités et des privés d’emplois
En quelque sorte, cette crise est le produit de l’extraordinaire enrichissement d’une minorité et de l’appauvrissement de la grande majorité.
Le 29 janvier, à l’appel de 8 organisations syndicales par la grève et des manifestations monstres rassemblant 2.5 millions de salariés, retraités et privés d’emplois ont eu lieu dans tout le pays.
12000 à Niort, 3000 à Thouars, du public comme du privé, bref du jamais vu en Deux-Sèvres !
Pour qui sait écouter, l’exigence des salariés est très forte de voir le mouvement continuer, d’autant que les étudiants entrent dans l’action et que nos camarades de Guadeloupe de Martinique et de Guyane sont dans la grève depuis plusieurs jours et semaines contre la vie chère.
Ils ont raison et nous indiquent la voie. Le gouvernement résiste à leurs légitimes revendications car il a peur que cela ouvre la porte à un même mouvement dans tout le pays et spécule sur leur isolement.
Oui, si le 18 janvier le président Sarkozy et son gouvernement confirme leur refus de satisfaire les revendications, ce qui plus que prévisible, alors n’est-ce pas tous ensemble salariés du privé et du public des « Dom-Tom » et de « métropole », qu’il nous faudra, à l’appel de nos confédérations, organiser le blocage du pays par la grève générale interprofessionnelle ?
Attendre le 19 mars sans rien faire serait suicidaire et ferait le jeu du gouvernement et des patrons.
Aussi, nous prenons nos responsabilités et appelons les salariés du privé, du public, les retraités, les privés d’emplois à participer à un rassemblement revendicatif, inter professionnel et inter syndical mercredi 18 Février 2009 devant la Mairie de Niort pour continuer à montrer notre détermination aux autorités et à soutenir nos Confédérations dans le sens de l’appel ci-dessus.
Nos revendications n’ont pas changé. Ce sont celles du 29 janvier :
l’augmentation générale des salaires
o permettant la relance de la consommation des ménages en quantité et en qualité
o offrant des débouchés à la production des entreprises
o permettant de stopper l’hémorragie du chômage
o permettant de financer la sécurité sociale et les services publics.
Le gouvernement trouve des milliards pour les banquiers et les patrons. Imposons lui une autre répartition des richesses en faveur des salariés, retraités et privés d’emplois.
Les milliers de salariés jetés au chômage, les salaires de misère ne peuvent pas attendre !
Dans chaque entreprise, organisons des assemblées générales, des réunions de personnels pour établir les cahiers de revendications et préparer sans attendre la riposte générale.
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