Vendredi 23 janvier 2009
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FO "fera opposition" à l'accord sur l'assurance chômage si une organisation syndicale signe le texte
"Si on ne signe pas cet accord sur l'assurance chômage, c'est qu'on considère que c'est un mauvais accord: il retire des
droits aux salariés, il y a la baisse des cotisations, et pour les jeunes précaires, il n'y a pas ce qu'il faut", a-t-il ajouté.
Dès lors, "si une organisation signe - et il faut notifier sa signature - à ce moment-là, nous, nous ferons opposition", a
annoncé le patron de FO. Ce choix porte à trois - après la CGT et la CFE-CGC - le nombre de centrales syndicales décidées à faire usage de ce droit d'opposition.
La CFDT seule à signer
Or, s'il a confirmé jeudi la signature de la CFDT, le Bureau national de la confédération de François Chérèque a "considéré" que cette signature deviendrait "caduque" si trois
syndicats non signataires s'opposaient formellement à ce texte. "Le Bureau national (BN) confirme sa signature de l'accord sur l'assurance chômage " conclu avant Noël. "Dès
lors que trois organisations syndicales formaliseront une opposition à cet accord, la CFDT (...) prendra acte que sa signature devient caduque", affirme la déclaration.
La CGT et la CFE-CGC ont pris position pour l'exercice de leur "droit d'opposition". La CFTC a décidé à l'inverse de ne pas exercer, tout en refusant de signer l'accord. Le sort de
l'accord repose donc sur les épaules de FO, qui a décidé de ne pas signer l'accord mais ne s'est pas encore prononcée sur l'exercice de son droit d'opposition.
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Ce que le projet d'accord prévoit
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Le projet d'accord sur l'assurance chômage , sur lequel les syndicats se prononceront en
janvier, modifie les règles d'indemnisation des chômeurs et prévoit une baisse des cotisations sous conditions.
CONDITIONS D'INDEMNISATION
Un chômeur s'inscrivant pour la première fois aura droit à une indemnisation s'il a cotisé au moins quatre mois dans les 28 derniers mois (contre six mois dans les 22
derniers mois actuellement). S'il se réinscrit dans les douze mois après avoir repris un emploi entre-temps, il lui faudra au moins six mois de travail pour percevoir à
nouveau une allocation. La durée d'indemnisation sera égale à la durée de cotisation à l'assurance chômage (principe "un jour cotisé, un jour indemnisé"), mais ne
pourra de toute façon excéder 24 mois si le chômeur a moins de 50 ans. Jusqu'alors, la durée d'indemnisation pouvait dans certains cas être supérieure à la durée
d'affiliation. Ainsi, un salarié de moins de 50 ans ayant travaillé 16 mois pouvait prétendre à 23 mois d'indemnisation.
COTISATIONS Les taux de cotisations des employeurs et des salariés seront réduits au
1er janvier et au 1er juillet de chaque année si "le résultat d'exploitation" du régime d'assurance chômage du semestre précédent est excédentaire d'au moins
500 millions d'euros. Cette disposition pourra s'appliquer à compter du 1er juillet 2009. Si pendant les deux ans à venir, l'endettement net de l'Unedic passe sous un
montant équivalent à un mois de cotisations, le taux de cotisation sera aussi réduit pour maintenir l'endettement à ce niveau. La cotisation globale, patronale et salariale, ne
peut diminuer de plus de 0,5 point par année civile. Les cotisations chômage ont été ramenées en janvier 2007 à 6,4% du salaire brut (4% pour les employeurs et 2,4% pour les
salariés).
PUBLICS SPECIFIQUES
PLUS DE 50 ANS: la durée maximale d'indemnisation est de 36 mois, à condition d'avoir travaillé 36 mois. Actuellement, les seniors ont droit à 36 mois
d'allocations pour 27 mois d'activité.Le texte prévoit aussi de reculer progressivement de 60 ans et demi actuellement à 61 ans début 2010 l'âge à partir duquel l'indemnisation
peut être maintenue jusqu'à liquidation de la retraite à taux plein (au plus tard à 65 ans).
TRAVAILLEURS SAISONNIERS: une disposition de la précédente convention, critiquée par des syndicats, qui limitait à trois le nombre de périodes successives
de versement des allocations aux chômeurs saisonniers, est supprimée.
LICENCIES ECONOMIQUES: la Convention de reclassement personnalisé (CRP) est reconduite et ses conditions modifiées. Créée en 2005, elle permet à un salarié d'une
entreprise de moins de 1.000 salariés, licencié économique, de bénéficier d'un reclassement personnalisé et d'un régime d'indemnisation plus favorable.
La durée maximale durant laquelle un chômeur pourra bénéficier d'une CRP sera portée de huit à douze mois. L'indemnisation, qui était auparavant de 80% du salaire brut
antérieur (hors primes) les trois premiers mois puis de 70% les cinq mois suivants, serait maintenue à 80% pendant les huit premiers mois, puis passerait à 70% les quatre
mois suivants.
Ces dispositions pour la CRP sont prévues pour un an et pourront être renouvelées au vu des résultats d'une évaluation sur la qualité de l'accompagnement et
l'efficacité des reclassements réalisés. Elles s'appliqueront aux procédures de licenciement engagées à compter du 1er janvier 2009.
SUIVI ET CONTROLE DES CHOMEURS: celui-ci est maintenant confié par la loi à Pôle emploi, organisme issu par la fusion ANPE-Assedic, mais les partenaires
sociaux veulent peser sur les principes de ce suivi, à travers une convention Etat-Unedic-Pôle Emploi qui sera conclue en janvier.
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Par FO Pôle-Emploi
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Publié dans : CONVENTION ASSURANCE CHOMAGE
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