Partager l'article ! Fusion ANPE-Unedic. Main basse sur la caisse: la fusion envisagée se résume à un démantèlement du service public de l’emp ...
FORCE-OUVRIERE
Pôle
Emploi
POITOU CHARENTES
la fusion envisagée se résume à un démantèlement du service public de l’emploi et à un recul de la qualité de l’accompagnement des demandeurs d’emplois
La fusion ANPE-UNEDIC laisse tout d’abord les partenaires sociaux sans rôle clairement identifié dans le nouvel ensemble.
Elle se traduit ensuite par une concentration des moyens au sein d’une institution aux contours et aux missions mal définis. La fusion, telle qu’elle est dictée par l’État, ignore la spécificité des métiers (placement et accompagnement pour l’ANPE, indemnisation pour l’ASSEDIC) et remet en cause les missions de service public en déqualifiant les personnels et en dégradant leurs conditions de travail.
Plus grave sont les conséquences sur le traitement des dossiers des chômeurs et l’accompagnement dont ils ont besoin. La systématisation des plates-formes téléphoniques créera des inégalités de traitement entre zones géographiques. La réduction des sites recevant le public contraindra les demandeurs d’emplois à des déplacements plus longs et plus fréquents, en raison notamment du nouveau mode de traitement et de la mise en place de l’Offre Raisonnable d’Emploi.
la fusion envisagée se résume à un démantèlement du service public de l’emploi et à un recul de la qualité de l’accompagnement des demandeurs d’emplois
La fusion ANPE-UNEDIC laisse tout d’abord les partenaires sociaux sans rôle clairement identifié dans le nouvel ensemble.
Elle se traduit ensuite par une concentration des moyens au sein d’une institution aux contours et aux missions mal définis. La fusion, telle qu’elle est dictée par l’État, ignore la spécificité des métiers (placement et accompagnement pour l’ANPE, indemnisation pour l’ASSEDIC) et remet en cause les missions de service public en déqualifiant les personnels et en dégradant leurs conditions de travail.
Plus grave sont les conséquences sur le traitement des dossiers des chômeurs et l’accompagnement dont ils ont besoin. La systématisation des plates-formes téléphoniques créera des inégalités de traitement entre zones géographiques. La réduction des sites recevant le public contraindra les demandeurs d’emplois à des déplacements plus longs et plus fréquents, en raison notamment du nouveau mode de traitement et de la mise en place de l’Offre Raisonnable d’Emploi.
Nous constatons d’ores et déjà les dégâts qui accompagnent la logique de cette fusion réalisée à effectif constant. Aujourd’hui, plus de 100.000 dossiers sont en souffrance avec des retards de paiement inacceptables, alors même que la nouvelle structure doit assimiler les 300.000 seniors jusqu’ici dispensés de recherche d’emploi, et les 600.000 bénéficiaires du RSA, en plein crise économique et sociale.
En précisant les contours de la fusion ANPE-Unedic, Christine Lagarde, ministre de l'Economie, n'a pas dissipé le doute : au prétexte, louable et impératif, de rendre plus efficace le service rendu aux chômeurs, le gouvernement n'essaierait-il pas aussi de faire main basse sur les forces et les fonds de l'assurance chômage? Et même, selon nos informations, de capter le patrimoine immobilier de l'Unedic, estimé à 1 milliard d'euros?
Explications.
Le projet tient en deux points.
1) L'Unedic continuera d'«administrer en totale indépendance le régime d'assurance chômage et de fixer les modalités d'indemnisation».
2) Une structure unique, regroupant les agences Assedic et ANPE, se chargera du suivi des chômeurs. Christine Lagarde compte sur les 14 000 salariés de l'assurance chômage pour renforcer les troupes de l'ANPE (30000 agents). Mais, pour opérer la fusion des effectifs, harmoniser les rémunérations par le haut comme promis, il faudra trouver 300 millions d'euros par an. Sans compter les embauches supplémentaires, nécessaires, selon Stéphane Lardy (FO), si le gouvernement veut atteindre son objectif de mettre un agent à la disposition de 30 demandeurs d'emploi, contre 130 aujourd'hui.
Où trouver l'argent?
A l'Unedic?
L'assurance chômage, qui gère un budget de 27 milliards d'euros, devrait dégager un excédent de 3 milliards d'euros en 2007. Des sommes qui permettent de
maintenir les indemnités au même niveau, sans augmenter les cotisations. «Il y a effectivement un risque financier dans la mesure où l'Etat cherche déjà de l'argent partout.»
Lagarde promet, mais les cotisants paieront.
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